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Alain Borne |
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Sous la chevelure avance un long corps d'étoile, nu comme le lac, et fendu comme un arbre. Sous la foudre froide, un lait d'or figé, où boit un serpent rouge et prisonnier. Double faux des cuisses dans l'herbe nocturne, éclat des aciers, noués d'une fleur. Ô marche odorante d'une claire armure, l'ouragan s'arrête au porche des jambes. Quel est ce rosier qui a deux racines, et si peu de feuilles sur l'éclat des roses. Si la nuit expire, la couleur de l'aube aura son miroir, Ô corps solitaire, que baise la nuit d'un baiser sans lèvres, que de lits te rêvent ! Poèmes d'amour (CME, ) |
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Alain Borne (1915 - 1962) |
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Portrait de Alain Borne | |||||||||
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