![]() |
François de Malherbe |
![]() |
... La terreur de son nom rendra nos villes fortes, On n'en gardera plus ni les murs ni les portes, Les veilles cesseront aux sommets de nos tours; Le fer mieux employé cultivera la terre, Et le peuple qui tremble aux frayeurs de la guerre, Si ce n'est pour danser, n'orra plus de tambours. Loin des mours de son siècle il bannira les vices, L'oisive nonchalance et les molles délices Qui nous avaient portés jusqu'aux derniers hasards; Les vertus reviendront de palmes couronnées, Et ses justes faveurs aux mérites données Feront ressusciter l'excellence des arts... Tu nous rendras alors nos douces destinées : Nous ne reverrons plus ces fâcheuses années Qui pour les plus heureux n'ont produit que des pleurs. Toute sorte de biens comblera nos familles, La moisson de nos champs lassera les faucilles, Et les fruits passeront la promesse des fleurs... |
Contact - Membres - Conditions d'utilisation
© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.
François de Malherbe (1555 - 1628) |
|||||||||
|
|||||||||
Portrait de François de Malherbe | |||||||||
![]() |