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Idriss Issa |
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La cascade des plantes se déversant sur les murailles C'est l'unique eau libre qui gronde dans le silence Puis la terre aussi tire à elle le ciel et s'en couvre pour chasser la solitude Je connais une seule main capable de dessiner les arbres avec leur bruissement Mais regardez-les donc C'est un vent particulier qui remue chaque arbre Désignez les planches Désignez-les en brandissant vos entraves dans la lumière qui ne trahit pas Un oiseau traversera devant vous que les arbres seuls ont prévu Plantes qui s'étendent et couvrent tout comme l'oubli s'abattant sur la mémoire Je crois toujours le lierre n'a d'autre souci que le labyrinthe Ne t'appuie pas sur l'air ni sur moi. ô nénuphar mais sur ce qui fera de toi le feu de l'eau L'eau n'est-elle pas ton trône ? Main jouant le vide et la couleur Main jouée par le vide et la couleur suivant le penchant des plantes Main blessant et cicatrisant apportant la preuve du paradis Ah la terre l'astre menteur ! Elle nous amuse avec la prodigalité de l'ivrogne alors qu'elle prémédite les volcans |
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Idriss Issa (1956 - ?) |
Portrait de Idriss Issa |
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