![]() |
Paul Morin |
![]() |
C'est le même jardin, c'est la même aube claire, Auxquels il confiait son amoureux ennui. Le carillon tintait alors comme aujourd'hui, Avant la messe, à la chapelle Sainte-Claire. Ah ! comme il désirait la charmer et lui plaire ! Que de fois dans son cour un fol espoir a lui Du jour où ces yeux d'or inclineraient vers lui Le sourire imploré pour unique salaire... Dans le calme de l'air de France et du matin, Le doux sonnet toscan, le noble vers latin Alternaient sous ses doigts leur immortel vertige ; Et je me dis que ce laurier peut-être arqua La courbe harmonieuse et verte de sa tige Au temps où soupirait pour Laure, Petrarca. |
Contact - Membres - Conditions d'utilisation
© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.
Paul Morin (1889 - 1963) |
|||||||||
|
|||||||||
Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
|||||||||
![]() |