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Paul Morin |
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Naissance: 1889 Décès: 1963 Paul Morin (1889-1963). Issu de la grande bourgeoisie de Montréal, avocat dilettante, esthète insatisfait, il étonne par l'éclat de ses vers. Le Paon d'émail (1911), les Poèmes de cendre et d'or (1922), s'écrivent sur « le vide papier » où l'on croit voir, en filigrane, les ombres de Mallarmé, des Esseintes (le personnage du roman de Huysmans, A rebours), ou Heredia... Un réel exil intérieur y est orfèvre par un homme hanté - poursuivi par le feu toute sa vie ! -, retranché dans son orgueil et le mépris des autres, et pourtant lucide jusqu'à ricaner de son autoportrait en « Géronte ». Il demeure, à tous égards, l'un des plus singuliers poètes du Québec. Choix et présentation par Jean Éthier-Blais. Admis au Barreau du Québec en 1910, Morin décide d'étudier la LITTÉRATURE COMPARÉE à la Sorbonne, à Paris. Sa thèse de doctorat sur Henry Wadsworth Longfellow est publiée en 1913. Après avoir brièvement enseigné la littérature à McGill (1914-1915) et aux États-Unis (1915-1918), Morin devient secrétaire à l'École des beaux-arts de Montréal (1922-1930) et, après 1930, traducteur de cour. Sa traduction de Évangeline, de Longfellow, paraît en 1924. Dans son premier recueil de poèmes, Le Paon d'émail (1911), il suit de près les règles de l'école parnassienne, en mettant l'accent sur les descriptions de scènes et d'oeuvres d'art, riches en allusions mythologiques et littéraires. Dans son deuxième recueil, Poèmes de cendre et d'or (1922), pour lequel il obtient le prix David, il atteint une plus grande perfection technique et fait preuve d'un style plus personnel. Son dernier recueil, Géronte et son miroir, paraît en 1960. Sa poésie, grâce à d'éblouissantes images, témoigne de son souci de la forme et de sa fascination constante envers les endroits étrangers, réels ou imaginaires. |
Paul Morin (1889 - 1963) |
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Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
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