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Paul Morin |
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Douceur de la maison paisible qui sommeille, De la chambre muette et de la bonne veille, Douceur du soir tranquille et du volume ouvert Dans le chaud cercle d'or que fait l'abat-jour vert... O nocturnes amis, petit cénacle tendre, Mes poètes sont là, qui paraissent m'attendre, Et de leurs feuillets clos, mélancolique émoi, L'âme des livres vient errer autour de moi ! Je crois qu'il n'est de joie égale à cette joie De feuilleter, avec un bruit léger de soie, Les contes d'Orient qui laissent à la main Une fugace odeur de cèdre et de jasmin... Douceur des soirs d'hiver où mon âme peureuse Appelle d'énervants parfums de tubéreuse, Je ne vis que par vous, calmes jardins secrets Que je fleuris de blancs et frêles minarets. Mais de l'ombre surgit le rire d'une estampe, Un rayon monte aux flancs d'un gobelet d'étain... Hélas ! voici venir le rose et frais matin, Et tout un monde meurt à la mon de ma lampe ! |
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Paul Morin (1889 - 1963) |
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Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
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