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Paul Morin |
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A l'horizon où le soir vient L'or recule, Et toute âme s'entretient Avec le bleu crépuscule. Elle, par un philtre secret, Se délivre De son désir inquiet, Insensé, peureux, de vivre... Ah ! mon pauvre cour, prends le deuil De ton songe, Car tout geste est un écueil, Tout soupir est un mensonge. Voici l'heure grise d'ennui Où les ailes Des chauves oiseaux de nuit Ont des caresses mortelles : L'heure des sanglots amoureux Et des rêves Frénétiques, douloureux, Du prudent baiser des trêves ; L'heure des goules et des pleurs Et des spectres, Et des rythmes endormeurs Des sistres secs et des plectres Dont je meurs... |
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Paul Morin (1889 - 1963) |
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Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
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