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Paul Morin |
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Pour la dernière fois j'ai gravi les coteaux Dans l'odeur de tilleul, d'eau paisible et de frêne Que verse, de Meudon à l'île de Puteaux, La latine douceur d'un matin sur la Seine. O cher pays que j'aime autant que mon pays, Vous ne serez demain qu'une des cent chimères Dont meurt le fils de ceux qui, vendus et trahis, Vous ont tout pardonné, puisqu'on pardonne aux mères ! Je vous aimerais trop, je ne vous verrai plus, Mais je veux dire à tous que mon âme est française, Combien je vous goûtai, combien vous m'avez plu, Que votre air est doux comme un visage qu'on baise. Adieu. J'emporte en moi votre nom adoré Et tout ce qu'il contient d'amour et d'espérance. Tu es toute en mon cour. Bientôt je reverrai Ma terre maternelle et noble... Adieu, ma France ! |
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Paul Morin (1889 - 1963) |
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Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
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