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Paul Morin |
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Ô douce et caressante et paisible Savoie ! Le couchant mol et bleu qui descend des sommets Baigne les toits d'ardoise et les roses chalets ; Des capucines d'or voilent ma claire-voie... Voici tomber le jour de langueur et de joie : Le jardin est brûlant de verveine et d'oillets. Les canaux argentés de mobiles reflets Bercent leur rêve lent sous le ciel qui rougeoie. Prenons la rue étroite et le plus long chemin : Nous irons vers le lac en nous tenant la main Entre les murs couverts du méandre des vignes ; Et, le cour défaillant d'une tendre ferveur, Peut-être verrons-nous, près de Rousseau rêveur, Madame de Warens donnant du pain aux cygnes ! |
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Paul Morin (1889 - 1963) |
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Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
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