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Paul Morin |
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Louis a mis son masque aigu de loup-cervier Au grillage rayant l'étroite meurtrière, Il fixe, en murmurant quelque vague prière, Le crépuscule morne et sanglant de janvier. Leurs longs manteaux de neige effleurant le gravier, D'un vol lourd ses paons blancs soulèvent la poussière, Car ils ont vu planer dans l'ombre meurtrière Le guet terrifiant et noir d'un épervier ; Mais le roi qui se rend chez messire de Paule, Au mur de pierre humide appuyant son épaule Redresse son front chauve et son torse pliant Et, craignant que soudain son âme ne s'échappe, Presse d'un doigt peureux, sénile et suppliant, L'amulette de plomb qui brille sur sa chape. |
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Paul Morin (1889 - 1963) |
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Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
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