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Paul Morin |
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Et c'est donc toi, vieux Fleuve, au long duquel mes rêves S'égaraient autrefois, si romantiquement, Lorsqu'en classe, bien sage (mais si loin, pourtant, De la chambre, chaude de soleil et d'élèves), Avec le sombre et sourcilleux Chateaubriand, Haut cravaté, je me promenais sur tes grèves... Déception !... Ce flot, troublé de caïmans, Tumultueux, parmi les vignes et la menthe, La verte canne à sucre, la troupe bondissante Des buffles, et surtout - oh surtout ! - les flamants Roses, les papillons semés d'yeux amarante, Les mines de lapis-lazuli... Beaux romans De l'émouvant René, que ma mémoire héberge Si jalousement, à rencontre du... progrès, Ce soir, couleur de suie, et d'étain, et de grès, Dans le brouillard lourd d'où, morne, une usine émerge... Laissez que je vous dise adieu, sur cette berge Où de noirs paquebots profilent leurs agrès, Minnesota, 1917 |
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Paul Morin (1889 - 1963) |
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Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
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