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Paul Morin |
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Je croyais rencontrer à chacun de mes pas Le blond pasteur Thyrsis et le brun Ménalkas. Etait-ce enfin le Bois sacré, secret et sombre, Qui me versait la paix antique de son ombre ? Etait-ce votre ardeur, bel été sensuel, Qui me donnait ce trouble amoureux, si cruel Que je ne puis jouir lorsque mon cour contemple La mortelle beauté qui plane en votre temple ? Tout était pourpre, feu, bruissement, éclat, L'air avait le velours bleuâtre de muscat, Le ciel que je voyais était l'azur hellène, Chaque tertre semblait un autel à Silène, J'entendais la syrinx sanglotante de Pan, Les pleurs d'un rossignol, le cri rauque d'un paon. Matin délicieux, matin mythologique, Le bois entier était une Hellade magique ! Et ce n'était pas moi, dans votre empire bleu, Qui dansais en chantant, c'était un jeune dieu... |
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Paul Morin (1889 - 1963) |
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Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
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