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Paul Morin |
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Sur quels livres obscurs des ouvres mosaïques S'attardent tes vieux doigts, Jérôme ? Suis plutôt Dans ton jardin planté d'ive et de mélilot Ce paon plus rutilant que l'or des mosaïques ; Laisse les pères grecs, les gloses hébraïques : L'été brûlant t'appelle, et ton esprit dévot Bénira le Seigneur dans un pourpre pavot Mieux qu'en mille versets latins ou judaïques... Car l'humble sait louer la puissance de Dieu Dans la grave splendeur d'une aurore de feu Où passe, solennel, éclatant, impassible, L'oiseau dont la beauté toujours me fascina Et que, dans ce décor lumineux et paisible, Traça le peintre Antonello da Messina. |
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Paul Morin (1889 - 1963) |
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Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
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