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Paul Morin |
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Tu passais, lorsque je t'ai vue, Dans l'ombre verte d'une rue. Je t'ai suivie au long des feuillages épais Dans la matutinale paix. Tu avais des cheveux de lin, Tu avais un chapeau fleuri, Et tout à coup tu m'as souri. Et, depuis ce calme matin, Je ne désire que la joie D'avoir en toi ma douce proie. Je veux me déchirer aux bagues d'améthyste Qui bleuissent tes doigts trop longs Et, la nuit, dans tes cheveux blonds, Noyer ma bouche chaude et ma tendresse triste, Seul, j'ai revu ce soir cette paisible rue Où, dans l'ombre, un matin, vous m'êtes apparue... |
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Paul Morin (1889 - 1963) |
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Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
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