![]() |
Paul Morin |
![]() |
C'est l'heure où, devant le Turbé, Penchant son aigrette hautaine, Un paon d'émail au col bombé, Lentement, boit à la fontaine. La voix claire de muezzin Dans le jardin fleuri de roses Tombe d'un minaret voisin Emaillé de faïences roses. Ses vocalises de cristal Se mêlent dans l'air diaphane A de chauds parfums de santal Et de jacinthe qui se fane ; Puis le silence de nouveau Plane autour des kiosques frêles Comme un impalpable rideau Froissé de prestes frissons d'ailes. Des pigeons argentés et gris, Que les voix hautes et limpides Des muezzins avaient surpris, Reviennent, peureux ou rapides. Le jet d'eau s'irise et fleurit - Telle une lance d'améthyste Sur un bouclier de granit - Dans une vasque de Caryste. Sur la mosaïque du sol, En arabesques mordorées D'émeraude et de girasol, Le treillis des grilles dorées Tamise le soleil ardent Sous une fine ogive arquée. La prière du Ramadan Se psalmodie à la mosquée Vers Allah, très bon et très grand... |
Contact - Membres - Conditions d'utilisation
© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.
Paul Morin (1889 - 1963) |
|||||||||
|
|||||||||
Portrait de Paul Morin | |||||||||
BiographieBibliographieDe Paul Morin : |
|||||||||
![]() |